LA DISPENSATION DES ANTALGIQUES
13/01/2026
Temps de lecture : 3 min
LES PHARMACIENS CONTRE L’ENCADREMENT DE LA DISPENSATION DES ANTALGIQUES DE PALIER I

LES PHARMACIENS CONTRE L’ENCADREMENT DE LA DISPENSATION DES ANTALGIQUES DE PALIER I
Les patients en soutien
La dispensation des antalgiques de palier I fait l’objet d’un projet de décret qui vise à limiter la primo-délivrance à deux boîtes avec ou sans ordonnance, une disposition « inadmissible » pour la profession qui alerte sur un risque de complexification inutile d’accès aux soins pour ces médicaments et défend son rôle de conseil, de prévention et de repérage des usages à risque.
Avec cette proposition règlementaire, au cœur d’une concertation entre la Direction générale de la santé (DGS) et les représentants des pharmaciens, les autorités veulent réduire le nombre de boites stockées à domicile et limiter les risques d’erreurs dans un contexte d’automédication très répandue. Chaque année, plusieurs milliers d’hospitalisations sont liées à un surdosage accidentel, souvent par cumul de médicaments contenant la même molécule.
Arguments avancés par les pharmaciens
Pour sûr, ce projet va à l’encontre de la lutte contre la surcharge administrative engagée par les représentants de la profession qui alertent également sur un risque de report vers des antalgiques de palier II, potentiellement plus à risque en termes d’effets indésirables ou de dépendance. La notion de deux boîtes est d‘autre part jugée peu pertinente, car les conditionnements varient fortement d’un médicament à l’autre.
Plus important encore, la profession s’inquiète de l’impact sur les patients qui utilisent régulièrement ces médicaments pour des douleurs chroniques. Pour Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), leur demander de multiplier les passages en pharmacie est incompatible avec la réalité des prises en charge chroniques et risque de dégrader l’accès aux soins.
Enfin, les pharmaciens rappellent qu’ils jouent déjà un rôle clé dans le conseil, la prévention et le repérage des usages à risque.
Les associations de patients qui partagent les inquiétudes des pharmaciens, estiment que le projet nie la réalité de la douleur chronique et contrevient au droit fondamental au soulagement de la douleur.
La FSPF dit avoir directement interpellé le ministère de la Santé sur ce sujet. Alors que la concertation se poursuit, les pharmaciens restent mobilisés pour défendre leur rôle d’experts du médicament et une dispensation adaptée aux besoins réels des patients.
LA REDACTION PHARM-ENEWS
Source: pharm-enews.fr, le 12/01/26
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